Qui a dit que la science folle devait nécessairement impliquer des éclairs effrayants, des rires machiavéliques et des abominations gluantes ? Certainement pas les développeurs de Monster Lab Simulator. J’ai enfilé ma blouse blanche virtuelle sur Steam pour me plonger dans ce qui s’annonce comme la gestion de laboratoire la plus adorable de l’année. Oubliez le Dr. Frankenstein, ici on est plutôt sur une usine à câlins génétiques.

Dès les premières minutes, le ton est donné et il est impossible de ne pas craquer. Le jeu nous place aux commandes d’un laboratoire dont le but unique est de synthétiser, élever et collectionner des créatures appelées « Fulus ». Loin des monstres terrifiants habituels, ces petites bestioles sont la définition même du « kawaii ». La direction artistique, tout en rondeur et en couleurs pastel, flatte la rétine et installe immédiatement une ambiance « cozy » très plaisante. On passe un temps fou à simplement observer nos créations déambuler, interagir avec leur environnement ou nous regarder avec leurs grands yeux brillants. C’est mignon, c’est propre, et techniquement, le jeu tourne comme un charme, offrant des modèles 3D soignés qui donnent envie de tendre la main à travers l’écran pour les caresser.

Le cœur du gameplay repose sur une boucle de gestion assez classique mais diablement addictive. Tout commence par la synthèse : on mélange des essences, on obtient des œufs mystérieux et on attend l’éclosion avec une impatience non dissimulée. La découverte d’un nouveau Fulu est toujours un petit événement en soi, chaque famille disposant de son propre charme. Mais le jeu ne se contente pas de nous laisser admirer nos bêtes ; il faut s’en occuper. Nourriture, hygiène, bonheur, l’aspect « Tamagotchi » est bien présent sans être punitif. On se retrouve vite à courir (ou plutôt cliquer) partout pour nettoyer un enclos, placer une créature dans son biome élémentaire préféré ou lancer une évolution en fusionnant trois spécimens. La progression est fluide, marquée par l’achat de nouvelles machines de plus en plus high-tech qui automatisent certaines tâches et permettent de se concentrer sur l’essentiel : la collectionnite.

Cependant, tout n’est pas qu’amour et eau fraîche dans ce labo sucré. Monster Lab Simulator intègre une dimension combat et exploration qui vient briser la monotonie de la gestion pure. On peut former une escouade de Fulus pour all se battre, capturer de nouvelles espèces avec des orbes (toute ressemblance avec une célèbre licence japonaise est fortuite, n’est-ce pas ?) et récolter des ressources rares. Si ces phases ont le mérite d’exister et d’apporter un but à l’élevage, elles restent pour l’instant un peu en retrait par rapport à la profondeur de la gestion du labo. Les affrontements sont sympathiques mais manquent peut-être d’un peu de mordant tactique pour les vétérans de la stratégie. On sent que le plaisir réside avant tout dans l’optimisation de son espace de travail et l’expansion de sa collection plutôt que dans la domination guerrière.

En définitive, l’expérience est étonnamment relaxante. Là où d’autres simulateurs nous stressent avec des courbes économiques complexes, ce titre préfère nous récompenser par la mignonnerie. L’ajout de petits mini-jeux, comme la fonte d’ambres anciens ou la « roue de la chance », ainsi que la présence d’un robot-poubelle assistant (aussi utile qu’attachant), prouvent que le studio a le souci du détail. On se prend très vite au jeu de l’optimisation pour débloquer la prochaine zone ou la prochaine variante rare de Fulu. C’est le genre de jeu « doudou » parfait pour décompresser après une longue journée, une friandise vidéoludique qui ne cherche pas à révolutionner le genre, mais à le rendre accessible et terriblement attachant.

Un véritable coup de cœur pour les amateurs de mignonnerie. Monster Lab Simulator réussit son pari de rendre la science génétique aussi douce qu’une peluche. S’il est pas le simulateur le plus complexe du marché, c’est assurément l’un des plus plaisants à parcourir pour se détendre.

J’aime

  • La direction artistique absolument adorable et colorée (« trop kawai » !).

  • La variété des Fulus et le plaisir de la découverte à chaque éclosion.

  • Une boucle de gameplay relaxante, mélangeant gestion et collection sans stress.

  • L’aspect personnalisation et évolution du laboratoire qui donne un vrai sentiment de progression.

  • L’interface claire et accessible, même pour les novices du genre simulation.

J’aime pas

  • Les combats manquent un peu de profondeur stratégique pour l’instant.

  • Certaines tâches de maintenance peuvent devenir répétitives à la longue.

  • On aimerait encore plus d’interactions directes avec les Fulus (caresses, jeux).

Note Finale : 16/20

Retrouvez le jeu par ici : 

https://store.steampowered.com/app/3994610/Monster_Lab_Simulator/

CATEGORIES

Jeux Vidéo|Test

No responses yet

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *