Disponible depuis peu sur Steam, Bail Force débarque avec une proposition audacieuse : mixer l’efficacité du combat 2D arcade à un système d’adaptation des ennemis en temps réel. Dans la peau d’Angel ou Lea, on enchaîne les contrats de chasseurs de primes dans une New Rise City qui suinte le néon et la pluie acide. Mais derrière son allure de petit jeu indé nerveux, le titre de SeblaccSoft cache une profondeur tactique surprenante.
Le titre brille immédiatement par son gameplay électrique. C’est vif, les transitions entre corps-à-corps et distance sont fluides, et on ressent un vrai plaisir à « nettoyer » les zones procédurales. La grande force du jeu réside dans son Adaptive Combat System : si vous abusez du dash, les ennemis vont poser des pièges ; si vous jouez la sécurité à distance, ils vont rusher votre position. Une mécanique qui force à sortir de sa zone de confort et qui brise la monotonie habituelle des roguelites bas de gamme.
Visuellement, le pixel-art est soigné et l’ambiance cyberpunk est respectée à la lettre, bien que le genre commence à saturer le marché. On regrettera cependant une certaine répétitivité dans les environnements et une interface (UI) qui, malgré les récents patchs, reste encore un peu perfectible par moments.
Bail Force: Cyberpunk Bounty Hunters est une excellente surprise pour les amateurs d’action pure. S’il n’invente pas la roue visuellement, son système d’ennemis évolutifs apporte un vent de fraîcheur indispensable au genre roguelite. C’est rapide, punitif juste ce qu’il faut, et diablement addictif sur Steam Deck ou PC.
J’aime
-
Le dynamisme des combats : c’est nerveux et très satisfaisant manette en main.
-
L’IA adaptative qui force à varier ses stratégies et évite le spam d’une seule touche.
-
Le duo de protagonistes (Angel et Lea) avec des styles et des arcs narratifs distincts.
-
La bande-son synthwave qui colle parfaitement à l’adrénaline des affrontements.
-
La rejouabilité solide grâce aux multiples fins et aux synergies d’Add-Ons.
J’aime pas
-
Une direction artistique certes jolie, mais qui manque un peu d’originalité dans le paysage cyberpunk actuel.
-
Quelques pics de difficulté assez brutaux quand l’IA s’adapte « un peu trop bien ».
-
Les environnements procéduraux qui finissent par tous se ressembler après quelques heures.
-
L’absence de localisation française (actuellement uniquement en anglais).

No responses yet