Après un premier épisode qui avait su séduire les amateurs de RPG « à l’ancienne » par sa générosité, Oleg Kazakov revient avec une suite bien plus ambitieuse. Si l’étiquette « Early Access » peut faire peur, Gedonia 2 prouve rapidement qu’il a les reins solides. On a poncé le titre sur Steam et le verdict est sans appel : c’est fun, c’est dense, et ça fait un bien fou.

Dès les premières heures, Gedonia 2 nous rappelle pourquoi on aime le genre. Loin des superproductions ultra-balisées qui nous tiennent par la main, le jeu nous offre une liberté grisante. On ne suit pas simplement des marqueurs sur une carte ; on construit sa propre légende. Le système de création de classe est un véritable buffet à volonté pour les theory-crafters. Envie d’être un nécromancien charismatique qui envoie ses squelettes au charbon pendant qu’il négocie les prix ? C’est possible. Un barbare agile qui décoche des flèches en sautant des toits ? Aussi. Cette flexibilité est le cœur du gameplay et c’est ce qui rend chaque session unique.

Mais la grosse plus-value de cet opus, c’est indéniablement l’aspect coopératif. Parcourir ce monde ouvert avec des potes change radicalement la dynamique. Les synergies entre les classes se créent naturellement et transforment des combats parfois un peu rigides en véritables feux d’artifice tactiques. On sent que le monde vit : les factions réagissent à nos choix, l’économie a du sens et le housing (construction de maison) apporte ce petit côté « chez soi » gratifiant après une longue aventure.

Bien sûr, on reste sur une production indépendante. Techniquement, ce n’est pas Elden Ring. Les animations ont encore ce côté un peu « flottant » typique du moteur Unity mal dompté, et l’interface mériterait un sérieux coup de polish. Cependant, la direction artistique colorée et la richesse des systèmes font rapidement oublier ces écueils. Le plaisir de la découverte et la montée en puissance de notre avatar (le fameux « Power Fantasy ») sont si bien dosés qu’on enchaîne les heures sans voir le temps passer. Gedonia 2 est la preuve qu’un bon gameplay et une âme valent mieux que des textures 4K sans saveur.

Gedonia 2 est une excellente surprise. Il ne cherche pas à être le plus beau jeu de l’année, mais il réussit là où beaucoup échouent : il est terriblement amusant. Avec ses mécaniques RPG profondes et son multijoueur jouissif, c’est un incontournable pour les fans du genre qui savent passer outre une technique un peu brute. Une aventure généreuse et attachante.

Ce qu’on aime

  • Une liberté de construction de personnage absolue (mix de classes, stats).

  • L’ajout du mode coop qui décuple le fun et les stratégies.

  • Un monde ouvert vivant où l’exploration est réellement récompensée.

  • Le sentiment de montée en puissance très satisfaisant (« Zéro to Hero »).

  • La richesse du contenu (quêtes, factions, artisanat, housing).

  • Un rapport qualité/prix imbattable pour le temps de jeu proposé.

Ce qu’on aime moins

  • Des animations de combat encore un peu rigides (« clunky »).

  • L’interface utilisateur (UI) parfois brouillonne.

  • Quelques bugs de collision et d’IA inhérents à l’accès anticipé.

  • Le début de l’aventure peut sembler un peu lent avant que le gameplay ne s’ouvre vraiment.

Note finale : 16/20

Le jeu est par ici : 

https://store.steampowered.com/app/2566340/Gedonia_2/

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