C’est un fantasme récurrent chez les amateurs de fantasy : poser l’épée, retirer l’armure et passer de l’autre côté du du comptoir. Avec Tavern Manager Simulator, le studio One More Time Games nous propose de reprendre une bicoque en ruine pour en faire l’établissement le plus prisé du royaume. Loin des tableurs Excel austères, le titre mise sur une approche à la première personne ultra-immersive. Après de nombreuses heures à astiquer des chopes et servir de l’hydromel sur Xbox, le verdict est tombé : la vie de patron, c’est du sport, mais c’est surtout terriblement satisfaisant.

Dès les premiers instants, le jeu nous met dans le bain avec une efficacité redoutable. Oubliez les menus à n’en plus finir, ici, tout se fait à la main. Le cœur de l’expérience réside dans ce gameplay tactile et organique qui transmet une véritable sensation de travail accompli. Il ne suffit pas de cliquer sur un client pour le servir ; il faut saisir la chope, la placer sous la tireuse, doser la bière avec le bon timing pour obtenir une mousse parfaite, et la déposer devant l’assoiffé. Cette dimension physique s’étend à la cuisine, où la préparation des plats demande une gestion du temps et des gestes précis. Sur Xbox, cette maniabilité aurait pu être un cauchemar, mais force est de constater que le portage est une réussite. La manette répond parfaitement, rendant les déplacements et les interactions fluide, même lors des coups de feu où la taverne est bondée. On ressent une véritable montée d’adrénaline quand les commandes s’accumulent, transformant la gestion en un ballet rythmé et jouissif.

La progression est pensée de manière intelligente, distillant les nouveautés juste au moment où la routine pourrait s’installer. On commence petit, en gérant tout soi-même, du nettoyage des tables (une tâche étrangement relaxante) à la plonge. Puis, l’argent rentre. On agrandit les murs, on achète de nouvelles tables, on décore les lieux pour attirer une clientèle plus huppée et, surtout, on commence à déléguer. L’arrivée du personnel change la dynamique du jeu, nous permettant de nous concentrer sur l’optimisation ou sur des tâches spécifiques que l’on affectionne. C’est là que le titre brille : il parvient à maintenir un équilibre constant entre le stress de la gestion et le plaisir de voir son établissement évoluer visuellement. L’aspect décoration n’est pas en reste et permet de vraiment s’approprier les lieux, donnant une âme unique à notre taverne.

Techniquement, le titre tient la route sur console avec une direction artistique colorée et chaleureuse qui sied parfaitement à l’ambiance « fantasy médiévale ». L’ambiance sonore, faite de bruits de vaisselle, de discussions brouhaha et de musique folklorique, termine de nous immerger. Si le jeu n’est pas une claque graphique next-gen, il possède un charme indéniable qui fonctionne. Le plus surprenant reste la qualité du gameplay pur : c’est simple, c’est propre, et ça répond au doigt et à l’œil. On se prend très vite au jeu d’essayer de battre ses propres records de rentabilité par jour. Tavern Manager Simulator réussit son pari d’être à la fois un jeu de gestion profond et une simulation d’action divertissante, prouvant qu’un bon gameplay prime toujours sur une complexité inutile.

Tavern Manager Simulator est une excellente surprise pour les amateurs de gestion sur console. Grâce à un gameplay « main à la pâte » parfaitement calibré et une adaptation manette soignée, il transforme les corvées de tavernier en un divertissement purement addictif. Simple d’accès mais riche en possibilités, c’est le petit jeu parfait pour se détendre tout en se sentant productif. Une pinte de bonheur vidéoludique à consommer sans modération.
Ce qu’on aime
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Un gameplay à la première personne très tactile et satisfaisant.
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La prise en main à la manette Xbox est excellente et intuitive.
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Le sentiment de progression constant (agrandissements, déco, recettes).
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L’ambiance « taverne de fantasy » chaleureuse et immersive.
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La gestion du personnel qui soulage bien les tâches répétitives.
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Le « flow » du jeu : on ne voit pas les heures passer.
Ce qu’on aime moins
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L’IA des employés qui peut parfois manquer un peu de réactivité.
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Certaines tâches de nettoyage peuvent devenir lassantes avant l’automatisation.
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La bande-son, bien que sympathique, tourne un peu en boucle à la longue.
NOTE FINALE : 16/20

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