Oubliez les héros invincibles et les explosions gratuites. Si le premier opus, Greenland, avait surpris tout le monde en 2020 par son approche viscérale et humaine du film catastrophe, sa suite, qui débarque aujourd’hui dans nos salles, promet d’élever les enjeux à un niveau planétaire. Greenland: Migration ne se contente pas de montrer la fin du monde ; il nous demande comment le reconstruire.
Plus qu’une suite, une résurrection
L’histoire reprend exactement là où nous avions laissé la famille Garrity. Après l’impact dévastateur de la comète Clarke, qui a littéralement redessiné la surface de la Terre, John (Gerard Butler), Allison (Morena Baccarin) et leur fils Nathan ont survécu à l’impensable au sein d’un bunker au Groenland.
Mais le « Happy End » du premier film n’était qu’un sursis. Le synopsis officiel donne le ton : contraints de quitter la sécurité relative de leur abri, les Garrity se lancent dans un périple à travers une Europe méconnaissable. Ce n’est plus une course contre la montre avant l’impact, mais une course pour l’avenir de l’Humanité à la recherche d’un nouveau foyer.
Un Road-Movie Post-Apocalyptique
Là où le premier volet jouait sur la claustrophobie et l’urgence immédiate, Migration ouvre l’horizon sur un monde dévasté, glacé et impitoyable. Le réalisateur Ric Roman Waugh semble avoir pris le parti d’un réalisme brut. Ici, l’ennemi n’est plus le ciel qui nous tombe sur la tête, mais le froid, la faim et la nature humaine poussée dans ses derniers retranchements.
Ce changement de décor offre une nouvelle dynamique visuelle :
-
Des paysages grandioses mais mortels : Les ruines de la civilisation recouvertes de glace offrent une esthétique à la fois magnifique et terrifiante.
-
Une tension psychologique accrue : Comment rester une famille unie quand chaque rencontre avec d’autres survivants est une menace potentielle ?
Pourquoi on y croit ?
La force de cette franchise réside dans son casting. Gerard Butler prouve une fois de plus qu’il excelle dans ce rôle de « monsieur tout le monde », un père faillible mais déterminé, loin des clichés du super-soldat. L’alchimie avec Morena Baccarin ancre le récit dans une émotion tangible. On ne regarde pas des personnages courir ; on regarde une famille essayer de ne pas se briser.
Le saviez-vous ? Ce second opus a été pensé pour explorer la résilience. Il ne s’agit plus seulement de survivre à l’événement, mais de survivre à l’après.

No responses yet