Dans un paysage vidéoludique dominé par des mondes ouverts tentaculaires et des récits cinématographiques complexes, il est parfois salutaire de revenir aux fondamentaux. Bob The Brick Breaker débarque sur PlayStation 5 avec une promesse simple : dépoussiérer le légendaire Breakout (ou Casse-briques) avec une touche de modernité. Si le titre ne cherche pas à réinventer la roue, il la fait tourner avec une fluidité et un plaisir de jeu immédiat qui forcent le respect. Après plusieurs heures à faire rebondir la balle, voici notre verdict.

Un retour aux sources en 4K

Dès les premiers instants, Bob The Brick Breaker joue la carte de la nostalgie assumée sans pour autant tomber dans le piège du « vieux jeu ». La direction artistique opte pour un minimalisme coloré qui, sur un écran 4K, ressort avec une netteté chirurgicale. Loin d’être une bouillie de pixels baveux, le jeu propose une esthétique propre, vibrante, où chaque brique détruite explose dans un feu d’artifice de particules satisfaisant. L’ambiance sonore n’est pas en reste, avec des thèmes synthwave entraînants qui rythment les parties sans jamais devenir trop envahissants, créant cette transe hypnotique propre aux jeux d’arcade des années 80.

Un gameplay simple, mais redoutablement efficace

C’est manette en main que le titre révèle sa véritable nature. Sur PS5, la réactivité est totale. Le déplacement de la raquette (ou du « pad ») est d’une précision millimétrée, essentielle lorsque la vitesse de la balle commence à s’affoler dans les niveaux supérieurs. Le jeu parvient à trouver cet équilibre délicat entre frustration et gratification : la physique de la balle est cohérente, les rebonds sont logiques, et chaque perte de vie donne envie de relancer immédiatement la partie. Les développeurs ont intégré une variété de bonus et de malus classiques mais efficaces — tirs lasers, extension de la raquette, ou la redoutable accélération — qui dynamisent les tableaux et empêchent la monotonie de s’installer trop vite.

L’expérience PS5 : subtile mais présente

Bien que Bob The Brick Breaker soit un jeu au concept rétro, il ne boude pas totalement les capacités de la console de Sony. L’absence totale de temps de chargement permet d’enchaîner les niveaux (ou les échecs) à un rythme effréné, ce qui renforce le côté « juste une dernière partie » qui peut facilement vous coûter deux heures de sommeil. On note également une utilisation discrète mais bienvenue des retours haptiques de la DualSense. Chaque impact de la balle contre la raquette ou contre une brique métallique envoie une légère vibration dans les paumes, offrant un feedback physique qui ancre le joueur dans l’action, là où une simple vibration standard aurait été moins immersive. C’est du détail, mais c’est ce genre de finition qui transforme un petit jeu en une expérience soignée.

Simple, basique, mais terriblement accrocheur. Bob The Brick Breaker est une lettre d’amour au casse-briques d’antan, sublimée par une exécution technique sans faille sur PS5. Il ne révolutionne rien, mais il offre une dose de fun pur et décomplexé qui fait un bien fou. Une excellente pioche pour les amateurs de scoring et de rétro-gaming.

J’aime :

  • Le plaisir de jeu immédiat et la prise en main instantanée.

  • La fluidité exemplaire et la netteté des graphismes sur PS5.

  • L’utilisation sympathique des retours haptiques de la DualSense.

  • La bande-son rétro qui met immédiatement dans l’ambiance.

  • Le côté addictif du « scoring » et la difficulté bien dosée.

J’aime pas :

  • Une certaine répétitivité inhérente au genre sur le long terme.

  • Le design de certains niveaux parfois un peu trop basique.

  • Manque d’un mode multijoueur en ligne pour défier ses amis.

NOTE FINALE : 15/20

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