Alors que la série s’installe confortablement dans le catalogue des éditions Akata, ce quatrième volume vient confirmer tout le bien que l’on pensait des débuts. Si vous cherchiez une lecture « doudou » sans prise de tête, vous êtes au bon endroit. Comme le soulignent de nombreux lecteurs : c’est toujours aussi plaisant. 

C’est désormais officiel : Nana Onô et Tomoharu Sudaka forment un couple ! Fini les « je t’aime, moi non plus », place à la construction de la relation. L’été est passé, et voici l’incontournable événement de tout shojo qui se respecte : le festival du lycée. Nana et Sudaka s’investissent à fond pour la réussite du « Café de la classe ». Pour Nana, c’est une double mission : assurer le service, mais aussi (et surtout) redorer l’image de son petit ami, souvent jugé à tort comme un voyou effrayant par les autres élèves. Mais entre l’excitation des préparatifs et la pression sociale, une autre étape cruciale trotte dans la tête de notre héroïne : l’heure du premier baiser a-t-elle sonné ? Comme si cela ne suffisait pas, l’ombre d’un rival potentiel plane avec Kida, l’ami d’enfance, qui semble regarder Nana d’un nouvel œil…

Une « mignonnerie » assumée et efficace Ce qui frappe d’emblée dans You Are So Cute, et particulièrement dans ce tome 4, c’est l’absence de cynisme. Akari Hatta maîtrise ses classiques sur le bout des doigts. Le festival culturel est un cliché ? Oui, mais il est utilisé ici pour montrer la dynamique de soutien mutuel entre les deux protagonistes. Là où d’autres titres auraient créé du drame inutile, ce tome privilégie la communication et la maladresse touchante. Nana, avec son côté « cœur d’artichaut » (comme elle le dit elle-même), est attachante car elle est consciente de sa naïveté mais décide d’agir pour celui qu’elle aime.

Sudaka, le « Yankee » au cœur tendre Le point fort du manga reste Sudaka. L’archétype du « bad boy » est vite déconstruit pour laisser place à un lycéen protecteur et étonnamment patient. Ce volume 4 met l’accent sur le gap moe (le contraste entre son apparence et sa personnalité). Les scènes où il s’adoucit au contact de Nana sont légion et fonctionnent à merveille sur le lecteur en quête de romance « fluff ».

Une tension qui monte… doucement L’autrice introduit intelligemment deux éléments perturbateurs pour éviter que le récit ne devienne trop plat. D’un côté, la tension romantique autour du baiser (traitée avec beaucoup d’innocence) et de l’autre, l’arrivée plus marquée de Kida. Ce dernier apporte juste ce qu’il faut de friction pour rappeler que le bonheur du couple pourrait être fragile, sans pour autant tomber dans le triangle amoureux toxique pour l’instant.

Visuellement impeccable Le trait d’Akari Hatta est toujours aussi rond et expressif. Les grands yeux de Nana et les expressions gênées de Sudaka sont parfaitement rendus. Le découpage est dynamique, rendant la lecture fluide et rapide.

Ce tome 4 ne révolutionne pas le genre, mais il fait exactement ce qu’on attend de lui : nous faire sourire bêtement devant sa page. C’est une lecture « feel-good » par excellence. Si vous avez aimé les trois premiers, celui-ci ne vous décevra pas. La relation avance, les enjeux émotionnels se précisent, et on referme le livre avec une seule envie : lire la suite.

CATEGORIES

Mangas

No responses yet

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *