Salut ! Je me replonge avec plaisir dans l’univers de Not Just a Pretty Face, édité par Akata et dessiné par la talentueuse Karin Anzai. Ce cinquième tome marque un tournant majeur pour Sana et Kanato, les deux administrateurs du compte officiel du lycée Minowa. Si le début de la série se concentrait sur l’image superficielle de Kanato et les compétences de community manager de Sana, on entre ici dans une phase beaucoup plus concrète et intime de leur relation.
Dans ce volume, Sana a enfin pris son courage à deux mains pour déclarer sa flamme. Après une période de doutes et de réflexion, Kanato finit par lui avouer que ses sentiments sont réciproques. Le duo décide donc de sauter le pas et de se mettre officiellement en couple. C’est un moment que j’attendais avec impatience, car voir ces deux-là sortir ensemble change complètement la dynamique de leurs interactions habituelles, souvent rythmées par les shooting photos et les réseaux sociaux.
Ce qui me plaît énormément, c’est la manière dont Karin Anzai traite le passage du fantasme à la réalité. Sana, qui était au départ une « fangirl » absolue du visage de Kanato, doit maintenant apprendre à gérer un véritable petit ami, avec ses failles et ses moments de vulnérabilité. On sort du cadre de l’idole sur papier glacé pour découvrir un Kanato beaucoup plus humain, parfois maladroit, ce qui rend leur relation naissante très touchante et sincère.
L’humour reste un point fort indéniable de ce tome. Les situations cocasses s’enchaînent, notamment à cause de la maladresse de nos deux protagonistes qui découvrent les joies (et les stress) des premiers rendez-vous. L’autrice parvient à garder ce ton léger et pétillant qui fait le sel de la série, tout en faisant progresser l’intrigue à un rythme soutenu. On ne s’ennuie pas une seconde et les expressions faciales des personnages sont toujours aussi expressives et hilarantes.
Visuellement, c’est encore une fois un sans-faute. Le trait est moderne, fin et met particulièrement bien en valeur le charisme des personnages. Le contraste entre le Kanato « parfait » des réseaux sociaux et le Kanato « privé » est très bien rendu graphiquement. Akata propose une édition propre qui rend justice au travail de l’autrice, et c’est un vrai plaisir de parcourir ces pages où chaque case semble pensée pour capturer l’esthétique propre à notre époque connectée.

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