Pour ce titre survitaminé, on retrouve le studio Rogueside aux commandes (ceux derrière hidden-through-time, Blood & Teef). L’histoire te met dans la peau d’un rockeur ayant signé un pacte avec le Diable pour devenir une icône, mais qui se retrouve finalement à devoir défourailler des hordes de démons en rythme pour espérer racheter son âme.

Le premier contact sur PS5 est percutant : on est face à un jeu super dynamique qui demande une réactivité de tous les instants. Dès que la musique démarre, le flux d’ennemis devient incessant et t’oblige à rester constamment en mouvement pour ne pas te faire submerger par la marée démoniaque qui t’entoure.

Visuellement, le jeu propose un graphique au top pour ce genre de production, avec un style « comics métal » dessiné à la main qui rappelle un peu l’esthétique de Hades. Les couleurs sont vibrantes, les animations sont punchy et chaque explosion de pouvoir apporte une satisfaction visuelle qui renforce l’aspect spectaculaire des combats.

Sur la console de Sony, l’expérience est d’une fluidité irréprochable, ce qui est vital pour un titre où tout se joue à la milliseconde. Que l’écran soit saturé de projectiles ou que tu déclenches une pluie de sorts, le framerate ne bronche pas, te permettant de garder un contrôle total sur tes déplacements dans le chaos le plus complet.

C’est au niveau de la progression que les choses se corsent, car la difficulté s’avère particulièrement ardue si tu n’as pas un peu de réussite. Le challenge est réel et demande une maîtrise parfaite des timings pour espérer survivre plus de quelques minutes face aux boss les plus redoutables du titre.

Comme tu l’as remarqué, la chance joue un rôle prédominant, non pas sur les patterns des ennemis, mais sur le tirage des pouvoirs lors de tes montées en niveau. Le jeu te propose de pactiser avec des démons représentant les sept péchés capitaux, qui t’offrent systématiquement un choix entre trois capacités aléatoires pour construire ton build.

Tout l’enjeu consiste à gérer ce système de « fret » unique (une grille de 12 slots) où tu dois placer tes attaques et tes buffs en fonction du rythme de la musique. Si le tirage ne te propose pas les bonnes synergies entre les sorts de Colère ou d’Envie par exemple, tu peux vite te retrouver avec un personnage trop faible pour tenir la distance.

C’est ce mélange entre stratégie de placement et hasard des pactes qui donne tout son sel aux runs, rendant chaque partie unique mais parfois frustrante quand les démons sont radins. Mais une fois que tu arrives à aligner les bons pouvoirs sur les bons battements, tu deviens une véritable machine à exterminer du monstre sur fond de gros riffs.

Ce que j’ai aimé :

  • Le mélange addictif entre rythme et survie.

  • La direction artistique typée metal vraiment réussie.

  • La fluidité parfaite qui rend les combats très nerveux.

Ce que j’ai moins aimé :

  • Le côté aléatoire des trois choix de pouvoirs qui peut briser un build.

  • La difficulté qui grimpe en flèche si on n’a pas les bonnes cartes en main.

Note globale : 16/20

 

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