Développé et édité par le studio polonais Mechanistry, ce titre nous plonge dans un univers post-apocalyptique où l’humanité a fini par s’éteindre à force de bousiller la planète. Mais là où d’autres jeux nous montreraient des mutants ou des robots, ici, ce sont les castors qui ont repris le flambeau pour bâtir une nouvelle civilisation sur les ruines de la nôtre.

Le concept est vraiment génial parce qu’on ne se contente pas de poser des maisons et des usines. Tout tourne autour du bois et, surtout, de la maîtrise de l’eau. Tu commences avec quelques rongeurs un peu perdus, et tu dois vite comprendre que sans un barrage digne de ce nom, ta colonie ne passera pas la première saison sèche. C’est un vrai mélange entre survie et city-builder vertical super gratifiant.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette mécanique de « Lumberpunk ». On construit tout en hauteur parce que la place est limitée près des points d’eau. On empile les habitations, on crée des plateformes et des ponts suspendus… Visuellement, ça a un charme fou de voir ces petites bêtes s’activer pour monter des structures de plus en plus complexes tout en gérant les marées d’eau polluée.

Le jeu propose deux factions : les Rustiqueuses, qui sont plutôt portées sur la nature et l’agriculture, et les Dents de Fer, qui sont de vrais dingues de technologie et d’industrialisation. Ça change pas mal la façon d’aborder la partie, surtout avec l’arrivée des robots qui permettent de faire tourner ta cité 24h/24 sans que tes castors ne s’épuisent à la tâche.

Le vrai défi, c’est l’hydrologie. Tu dois littéralement détourner des rivières, creuser des canaux et prévoir d’énormes réservoirs. Quand la sécheresse tombe, le débit s’arrête et si tu n’as pas anticipé, tes cultures crèvent en quelques jours. C’est hyper stressant au début, mais quel plaisir quand tu vois ton système de vannes fonctionner parfaitement pour garder ta vallée toute verte !

Par contre, faut avouer que le début de partie peut être un peu lent. On passe pas mal de temps à attendre que les premiers arbres poussent ou que les planches se fabriquent. Il manque aussi peut-être un petit fil rouge narratif ou des objectifs plus clairs sur le long terme, car une fois qu’on a maîtrisé l’eau, on peut vite se retrouver à simplement « décorer » sa ville sans grand danger.

J’ai vraiment accroché à l’ambiance sonore et à la direction artistique. C’est relaxant et punitif à la fois. C’est le genre de jeu où tu te dis « allez, encore dix minutes pour finir ce barrage » et tu te retrouves deux heures plus tard à réorganiser tout ton quartier industriel. Une excellente pioche pour les fans de logistique et de construction.

Ce que j’ai aimé :

  • Le système de gestion de l’eau unique et profond.

  • L’architecture verticale qui permet des villes super stylées.

  • Les deux factions qui offrent une vraie rejouabilité.

  • L’absence totale de violence, ça change et ça fait du bien.

Ce que j’ai moins aimé :

  • Le rythme un peu poussif au démarrage.

  • Le manque d’événements aléatoires en dehors de la météo.

  • On fait vite le tour du contenu narratif.

Ma note finale : 16/20

Tu peux retrouver le jeu directement ici : Lien Steam

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