C’est vraiment le moment charnière de la série d’Akari Hatta, toujours publiée chez Akata dans leur collection « Feel Good ». On y retrouve Nana, notre lycéenne un peu à l’ouest, et Sudaka, le prétendu délinquant au cœur tendre, alors que l’histoire éditée par Kodansha au Japon commence doucement à s’approcher de sa conclusion. 

Franchement, j’ai passé un super moment avec ce volume car l’intrigue prend enfin une dimension plus mature avec l’intervention de la mère de Nana. C’est ultra touchant de voir Sudaka faire des efforts de dingue pour s’intégrer et prouver qu’il n’est pas juste le « voyou » de service que tout le monde imagine. Les expressions de Nana me font toujours autant rire, elle a une palette de têtes pas possibles qui donne une pêche d’enfer à la lecture, même quand ça devient un peu plus sérieux entre eux.

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est le réalisme des obstacles familiaux qui sont mis sur leur route. On sort un peu du simple triangle amoureux pour s’attaquer aux préjugés des adultes, et ça donne une vraie profondeur au récit. Le rythme est impeccable et on ne s’ennuie pas une seconde, surtout que le lien entre nos deux héros devient de plus en plus solide malgré les tempêtes qui soufflent autour d’eux.

Par contre, si je dois être honnête, le personnage de Kida commence sérieusement à me courir sur le système à force de tourner autour du pot et de créer des tensions inutiles. Sa jalousie mal placée n’apporte pas grand-chose de constructif et j’ai trouvé que ça cassait un peu la dynamique par moments. De même, la naïveté de Nana est parfois un peu exaspérante, même si c’est ce qui fait son charme, j’aurais aimé qu’elle s’affirme un peu plus vite face à l’autorité parentale.

Ce tome est une petite pépite qui fait du bien au moral sans jamais tomber dans le côté trop niais ou mielleux. Sudaka confirme qu’il est l’un des « bad boys » les plus attachants que j’ai croisés en manga ces derniers temps, loin des clichés habituels du mec ténébreux et toxique. C’est frais, c’est sincère, et la fin du volume nous laisse sur une envie pressante de découvrir comment ils vont réussir à s’en sortir pour le grand final de la série.

J’ai vraiment hâte de voir comment les deux derniers tomes vont conclure cette belle aventure humaine et romantique. C’est typiquement le genre de shôjo qu’on a envie de prêter à tout le monde pour montrer que le genre peut être à la fois léger et intelligent dans son traitement des relations sociales. On sent que l’autrice a mis beaucoup de cœur dans ses personnages et ça se ressent à chaque page tournée.

Type de publication : Manga
Prix : 7.10 €

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