Franchement, Nomada Studio et Devolver Digital ont encore frappé fort. Après avoir sorti le jeu de base en octobre 2024, ils reviennent avec ce DLC qui nous raconte la toute première rencontre entre Alba et le louveteau Neva. C’est l’histoire d’un lien qui se forge dans la douleur, bien avant les événements qu’on connaît, alors qu’Alba doit gagner la confiance d’une petite boule de poils terrorisée au milieu de marais corrompus.

Côté jeu de base, pour ceux qui auraient raté le train, Neva c’est l’aventure d’Alba qui traverse les saisons avec son loup qui grandit à vue d’œil. On est sur un mix parfait entre plateforme, énigmes légères et combats nerveux. Le prologue reprend cette base mais se concentre vraiment sur la fragilité du début, quand Neva est encore un bébé et que chaque menace pèse trois fois plus lourd sur tes épaules.
Sur PS5, le rendu est juste hallucinant. On sait que Conrad Roset (le directeur artistique) est un génie, mais là, avec la fluidité de la console et les couleurs qui pètent, chaque tableau ressemble à une aquarelle qui prend vie. J’ai adoré les retours haptiques de la DualSense qui ajoutent un petit truc en plus quand Alba appelle son loup ou quand les forces obscures se rapprochent.
Le gameplay de ce DLC est d’ailleurs un peu plus relevé que le jeu de base. Nomada Studio ne nous prend pas par la main : les trois nouveaux lieux proposent des mécaniques de plateforme inédites et des combats de boss qui demandent de bons réflexes. Si tu pensais que ce serait juste une promenade de santé pour admirer le paysage, prépare-toi à transpirer un peu sur certaines séquences de saut.

L’ambiance sonore, toujours signée par le groupe Berlinist, est une fois de plus une masterclass. Les thèmes mélancoliques collent parfaitement à l’histoire et renforcent ce sentiment de solitude au début de l’aventure. C’est court, ça se boucle en une heure environ, mais c’est une heure super intense qui donne une tout autre perspective sur la relation entre nos deux héros.
Ce qui est cool avec ce prologue, c’est qu’il approfondit vraiment le « lore » sans avoir besoin de longs dialogues. Tout passe par le visuel et l’émotion. On comprend mieux pourquoi Alba est aussi protectrice par la suite. C’est le genre de contenu additionnel qui ne se moque pas du monde, surtout vu le prix mini (moins de 3 euros), et qui complète parfaitement l’expérience globale.
Pour les complétistes, il y a même cinq fleurs de défi cachées à trouver. Ça force à explorer un peu plus ces marais maudits et à apprécier le level design qui, même sur un temps de jeu réduit, arrive à se renouveler. C’est vraiment un indispensable si tu as aimé le voyage initial, car ça vient boucler la boucle de manière très poétique.

Franchement, j’ai passé un super moment. Ce DLC confirme que Nomada est l’un des studios les plus talentueux pour mélanger art et jeu vidéo. Même si c’est court, l’impact émotionnel est bien là et techniquement, ça tourne comme un charme sur PS5. C’est la petite dose de beauté dont on a besoin entre deux gros blockbusters.
Ce que j’ai aimé :
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La direction artistique toujours aussi renversante.
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Le prix tout doux pour la qualité proposée.
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Le défi plus corsé que dans le jeu original.
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La musique de Berlinist qui donne des frissons.
Ce que j’ai moins aimé :
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C’est fini beaucoup trop vite (on en veut encore !).
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Quelques pics de difficulté qui pourraient frustrer les joueurs purement contemplatifs.

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