Développé et édité par le studio indépendant Quite OK Games, ce jeu de gestion te propulse sur les flancs escarpés de montagnes gigantesques où tu dois bâtir une civilisation prospère tout en survivant aux éléments. L’histoire est simple mais efficace : ton peuple a été chassé des plaines et doit maintenant apprendre à cohabiter avec les sommets, en gérant les ressources verticales et les avalanches dévastatrices.
Le concept est vraiment original parce que tu ne construis pas sur une carte plate. Tout est une question de paliers et de logistique. Tu dois acheminer des ressources du bas de la montagne vers les sommets via des systèmes de monte-charges ou de routes sinueuses. C’est un vrai casse-tête de planification, surtout quand tu réalises qu’une zone fertile est bloquée par un glacier ou qu’un bâtiment crucial est sur le chemin direct d’une future coulée de neige.
Visuellement, le jeu a un charme fou avec ses temples d’inspiration tibétaine et ses paysages vertigineux. La verticalité apporte une dimension stratégique que je n’avais pas vue ailleurs. On passe pas mal de temps à observer les couloirs d’avalanche pour placer des barrières de protection ou des forêts de retenue. C’est gratifiant de voir sa petite cité s’étendre malgré la rudesse du climat, tout en gérant les besoins des différentes classes sociales, des moines aux artisans.
Par contre, la courbe de difficulté peut être assez brutale au début. Si tu gères mal tes chaînes de production, tout s’effondre très vite car les ressources mettent du temps à monter les étages. Il faut aussi être hyper attentif à la météo et aux catastrophes naturelles, car une seule erreur de placement peut raser tout un quartier en quelques secondes. C’est un jeu qui demande de la patience et pas mal d’essais avant de maîtriser chaque biome.
En progressant, tu te rends compte que chaque montagne est un puzzle unique avec ses propres contraintes géologiques. Certaines te forcent à exploiter le sel au pied des pics tandis que d’autres exigent une maîtrise parfaite de l’élevage de yaks sur des plateaux isolés. La gestion des flux devient presque hypnotique, et on finit par passer des heures à optimiser le moindre trajet pour que les ouvriers ne s’épuisent pas dans les montées.
L’aspect survie n’est jamais mis de côté, car les avalanches ne sont pas le seul danger. Tu dois aussi veiller à l’approvisionnement en nourriture et en eau, ce qui n’est pas une mince affaire quand les sources sont situées à des kilomètres de tes habitations. C’est ce mélange de micro-gestion et de vision globale qui rend l’expérience si addictive pour les fans du genre.
On sent que les développeurs ont mis beaucoup de soin dans l’atmosphère sonore. Le vent qui siffle entre les crêtes et le son sourd de la neige qui craque ajoutent une immersion incroyable. C’est le genre de jeu où l’on s’arrête parfois de construire juste pour admirer le panorama et voir les petits citoyens s’activer sur les sentiers escarpés, ce qui donne une vraie sensation de vie à ton royaume d’altitude.
Au final, c’est une excellente surprise si tu aimes les jeux de construction qui sortent de l’ordinaire. Le mélange entre logistique complexe et survie face à la montagne fonctionne super bien, et on se laisse vite happer par l’envie d’atteindre le sommet le plus haut. C’est un titre solide, exigeant mais très satisfaisant quand on arrive à ériger un temple majestueux au-dessus des nuages.
Ce que j’ai aimé :
-
Le concept de verticalité unique qui change la façon de penser l’urbanisme.
-
La direction artistique magnifique et l’ambiance zen (jusqu’à l’avalanche).
-
Le système de gestion des risques naturels très bien intégré au gameplay.
Ce que j’ai moins aimé :
-
L’interface qui peut devenir un peu chargée quand la ville grandit.
-
Certains pics de difficulté qui peuvent être frustrants pour les nouveaux venus.

No responses yet