Ce titre, développé par le studio Chashu Entertainment et édité par Freedom Games, nous plonge dans un monde de fantasy ensablé où l’océan a été remplacé par des dunes infinies. L’histoire suit ton voyage en tant que membre de l’Ordre des Veilleurs, cherchant à redonner une lueur d’espoir à un royaume déchu et fragmenté à travers une quête épique.

Le gameplay mélange habilement l’exploration maritime (enfin, sablonneuse) et des combats exigeants qui ne pardonnent pas la moindre inattention. Tu navigues d’île en île sur ton « grain de sable » pour découvrir des donjons sombres et des secrets enfouis, tout en gérant ton équipement avec une précision assez chirurgicale. C’est un vrai mélange de Souls-like et de hack’n’slash qui demande une bonne dose de patience avant de maîtriser chaque parade.

Côté personnalisation, c’est vraiment là que le jeu brille par rapport à la concurrence. Tu peux forger tes propres armes en combinant différentes têtes, pommeaux et styles de combat, ce qui permet de se créer un style de jeu sur mesure selon tes préférences de vitesse ou de dégâts. L’ambiance sonore et visuelle installe une mélancolie constante, mais le plaisir de terrasser un boss imposant après plusieurs tentatives est bien présent, surtout avec le confort de la DualSense sur PS5.
L’exploration est particulièrement gratifiante, mais attention car la difficulté peut parfois grimper d’un coup sans prévenir au détour d’un rocher. Les décors sont superbes et profitent bien de la puissance de la console, même si on finit par manger pas mal de poussière virtuelle à force de naviguer. C’est le genre de jeu qui demande de s’investir réellement pour en voir le bout, mais si tu aimes fouiller chaque recoin pour trouver du loot rare, tu vas passer un excellent moment.

La dimension RPG est renforcée par une narration environnementale assez riche qui récompense ceux qui prennent le temps d’observer les détails. On sent que les développeurs ont voulu créer une mythologie propre à ce monde de Talamhel, où chaque île possède sa propre identité visuelle et ses propres dangers. Ce n’est pas juste un désert monotone, c’est un cimetière de civilisations qui ne demande qu’à être exploré pour comprendre ce qui a causé la chute du monde.
L’interface et les menus demandent un petit temps d’adaptation, car les statistiques d’armes sont nombreuses et influencent directement tes chances de survie. Il faut constamment jongler entre l’amélioration de tes pièces d’équipement et la gestion de tes ressources de soin pour ne pas te retrouver à sec en plein milieu d’une zone hostile. Cette gestion de l’inventaire apporte une couche stratégique bienvenue qui casse le rythme des affrontements purement nerveux.

L’expérience globale sur console est fluide et permet de profiter pleinement de la direction artistique unique de l’œuvre. L’univers est cohérent, le système de combat est solide et la liberté offerte par la forge d’armes donne envie d’expérimenter sans cesse de nouvelles combinaisons pour survivre à ce monde impitoyable. C’est une aventure qui marque par son ambiance et qui propose un challenge honnête pour quiconque accepte de se perdre dans les sables.
Ce que j’ai aimé :
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Le système de craft d’armes ultra complet et flexible.
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L’univers original de cet océan de sable à explorer.
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La direction artistique mélancolique et réussie.
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Les combats techniques qui demandent une vraie stratégie.
Ce que j’ai moins aimé :
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Quelques pics de difficulté un peu brutaux.
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La navigation entre les îles parfois un poil lente.
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La lisibilité de l’action qui peut devenir confuse lors des gros affrontements.
Ma note finale : 15/20

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