Le genre de la simulation hospitalière s’est souvent perdu dans des méandres de gestion austères ou des interfaces dignes d’un logiciel de comptabilité. Pourtant, Two Hands: Hospital Assistant Simulator débarque sur PS5 avec une proposition radicalement différente : nous mettre directement dans la peau, ou plutôt dans les mains, d’un assistant médical multitâche. Oubliez les graphiques de rentabilité, ici, le cœur du gameplay bat au rythme des urgences et des interactions directes avec les patients, le tout enrobé d’un humour omniprésent.

Dès les premières minutes, le titre séduit par son approche physique des soins. Qu’il s’agisse de décharger une ambulance à la hâte ou d’escorter un blessé vers le bloc opératoire, chaque mouvement demande une certaine précision. Les développeurs de chez Nostra Games ont réussi à transformer des gestes médicaux normalement stressants en une série de mini-jeux intelligement conçus. On se retrouve à jongler entre les brancards et les premiers soins avec une frénésie qui rappelle les meilleures heures des party-games chaotiques.

Visuellement, le jeu opte pour une direction artistique colorée et stylisée qui colle parfaitement à l’absurdité de certaines situations. Sur PS5, la fluidité est exemplaire, ce qui est crucial pour un titre basé sur la réactivité et la physique des objets. Les environnements hospitaliers, bien que familiers, fourmillent de petits détails amusants. On sent que le jeu ne se prend pas au sérieux, préférant privilégier le fun immédiat à la simulation pure et dure, ce qui en fait une expérience rafraîchissante dans le paysage actuel.

L’aspect « Assistant » est particulièrement bien exploité. Vous n’êtes pas le grand chirurgien star, mais l’ombre indispensable qui fait tourner la boutique. Cette perspective change radicalement la boucle de gameplay habituelle. Il faut savoir prioriser les urgences, apprendre à utiliser le matériel médical sans tout casser et surtout garder son sang-froid quand tout part en vrille. La courbe d’apprentissage est fluide, nous amennant progressivement vers des interventions de plus en plus complexes sans jamais nous noyer sous les informations.

La manette DualSense apporte un petit plus non négligeable à l’immersion. Les vibrations lors des déplacements de lits ou l’utilisation de certains instruments médicaux renforcent la sensation de « toucher » les éléments du jeu. C’est dans ces petits détails que l’on voit que le portage console a été soigné. Même si le titre reste accessible, il propose un challenge réel pour ceux qui visent le score parfait, demandant une coordination main-œil qui mettra vos réflexes à rude épreuve durant les gardes de nuit les plus intenses.

Cependant, tout n’est pas parfait dans ce bloc opératoire virtuel. On pourra noter quelques imprécisions dans la physique, qui, si elles participent souvent au comique de situation, peuvent parfois s’avérer frustrantes lors de missions demandant une rigueur absolue. De plus, la répétitivité inhérente au genre finit par pointer le bout de son nez après quelques heures de jeu intensives. On aurait aimé un peu plus de variété dans les types d’urgences rencontrées ou des environnements plus diversifiés pour briser la routine de l’hôpital central.

Two Hands: Hospital Assistant Simulator est une excellente surprise pour les amateurs de simulations décalées. Drôle, accessible et doté d’un gameplay solide, il remplit parfaitement son contrat de divertissement immédiat. Malgré ses petits défauts techniques, le jeu propose une expérience unique qui prouve que l’on peut traiter du milieu médical avec légèreté et intelligence. Si vous cherchez un jeu pour décompresser entre deux blockbusters sombres, cet assistant médical pourrait bien être le remède idéal pour vos soirées sur PS5.

J’aime :

  • L’humour omniprésent et les situations absurdes.

  • Le gameplay basé sur la physique, très intuitif.

  • La fluidité et les couleurs sur PS5.

  • L’utilisation intelligente des fonctions de la DualSense.

J’aime pas :

  • Une certaine répétitivité sur le long terme.

  • Quelques bugs de physique parfois agaçants.

  • Le manque de diversité des décors.

Note finale : 15/20

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