Disponible sur Steam, Underground Garage tente un pari audacieux : fusionner la minutie du simulateur de mécanique avec la liberté et le style des courses de rue illégales. Une proposition hybride séduisante sur le papier, qui souffle le chaud et le froid une fois la clé de contact tournée. Avons-nous affaire au renouveau du tuning ou à une sortie de route ? Verdict après plusieurs heures de jeu.

Une mécanique accessible et gratifiante

Dès les premiers instants dans le garage, le titre marque des points. Pour quiconque s’intéresse à l’automobile sans pour autant être un expert, l’approche se veut pédagogique et réaliste. Contrairement à des simulations trop austères, Underground Garage réussit à rendre la mécanique ludique. Le concept est suffisamment intéressant pour captiver un débutant : on démonte, on répare, on optimise.

L’aspect visuel des véhicules est une franche réussite. Les voitures sont graphiquement superbes, avec une modélisation soignée qui donne envie de passer des heures à admirer sa création sous toutes les coutures. La promesse d’une « vraie préparation tuning » est tenue sur ce point : on sent le potentiel énorme de personnalisation qui ravira les amateurs de belle carrosserie.

Sur l’asphalte : de bonnes sensations…

Une fois les mains essuyées, place à la conduite. C’est souvent là que ce genre de jeu hybride trébuche, mais ici, la surprise est plutôt bonne. Le gameplay répond assez bien. Sans être une simulation pure et dure, la physique des véhicules offre un retour satisfaisant. On prend plaisir à piloter la machine que l’on vient de préparer, et le comportement routier est cohérent avec les modifications apportées.

…dans une ville fantôme

Cependant, l’immersion se heurte violemment à la réalité du monde ouvert. Si le garage est un cocon chaleureux, la ville, elle, manque cruellement d’âme. Le décor urbain est un peu vide, donnant l’impression de rouler dans une maquette dépeuplée plutôt que dans une métropole vibrante de courses nocturnes. Ce manque de vie casse l’ambiance « underground » que l’on espère trouver.

L’autre point noir réside dans les phases à pied. Incarner le mécanicien/pilote révèle une rigidité flagrante. Le personnage est raide, ses animations manquent de fluidité et on a un peu de mal à le déplacer avec précision. C’est lourd, parfois frustrant, et cela contraste fâcheusement avec la souplesse de la conduite.

En l’état, Underground Garage est un chantier prometteur. Il a les fondations pour devenir un grand jeu. Avec des mises à jour régulières pour densifier la ville et assouplir les déplacements du personnage, il pourrait véritablement devenir le Need for Speed Underground moderne que tout le monde attend, mais avec cette profondeur mécanique en plus. La base est solide, le concept accrocheur ; il ne reste plus aux développeurs qu’à peaufiner les finitions.

Ce qu’on aime

  • Le concept hybride « mécanique + course » très intéressant.

  • Une approche de la mécanique réaliste mais accessible aux débutants.

  • Les graphismes des voitures, vraiment beaux et détaillés.

  • Le gameplay en conduite qui répond bien et offre de bonnes sensations.

  • Le potentiel énorme de tuning et de préparation.

Ce qu’on n’aime pas

  • Le décor de la ville, trop vide et sans vie.

  • Le personnage très raide et désagréable à contrôler à pied.

  • Le manque d’ambiance globale une fois sorti du garage.

  • Des finitions techniques encore justes qui nécessitent des mises à jour.

Note finale : 14/20

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