Si vous avez poncé Undertale ou Deltarune et que vous ressentez ce vide existentiel typique d’après-jeu, j’ai une excellente nouvelle pour vous. J’ai passé ces derniers jours scotché à ma DualSense sur Mondealy, et laissez-moi vous dire que c’est bien plus qu’un simple clone de RPG indé. C’est une lettre d’amour à l’exploration et à la bienveillance, enveloppée dans un pixel art qui fait fondre la rétine. Voici mon verdict après avoir retourné le royaume de Dargratt.

Dès les premières minutes, le jeu nous attrape par sa direction artistique absolument adorable. Oubliez la course à la 4K hyper-réaliste ; ici, on est sur du pixel art maîtrisé à la perfection, vibrant et coloré, qui donne immédiatement le sourire. J’ai joué sur PS5, et le rendu est impeccable sur grand écran. Chaque quartier de Dargratt, ce royaume souterrain que notre héros Michael découvre un peu par hasard sous sa ville natale, possède une identité visuelle propre. C’est « mignon » comme vous l’avez demandé, mais c’est surtout bourré de détails qui rendent le monde vivant. L’ambiance est chill, portée par une bande-son phénoménale (plus d’une centaine de pistes !) qui sait alterner entre le mélancolique et le funky avec une aisance déconcertante.

Côté scénario, Mondealy ne se contente pas d’être beau. L’histoire est son véritable moteur. Vous incarnez Michael, un gars ordinaire qui tombe littéralement (comme Alice au pays des merveilles ou Frisk au Mont Ebott) dans un monde fantastique peuplé de créatures anthropomorphes. Mais là où le jeu brille, c’est dans l’écriture de ses personnages et de la famille royale. Les dialogues sont savoureux, souvent drôles, parfois touchants, et vos choix ont un réel impact sur le déroulement des événements. On s’attache sincèrement à cette galerie de personnages un peu zinzins, et la trame narrative réserve quelques surprises bien senties qui vous garderont accroché jusqu’aux différents dénouements possibles. C’est une aventure qui mise tout sur les relations humaines (ou mi-humaines) plutôt que sur le combat effréné, et ça fait un bien fou.

En termes de gameplay, on est sur de l’exploration pure et des interactions. Pas de système de combat complexe ou de grinding punitif ici. Le jeu vous invite à vous balader, à résoudre des énigmes légères et à participer à des mini-jeux pour progresser. Sur PS5, la manette répond parfaitement et l’absence de temps de chargement rend l’expérience ultra-fluide. C’est le genre de jeu « doudou » qu’on lance pour se détendre, mais qui finit par nous happer pendant des heures parce qu’on veut absolument voir ce qu’il y a dans la prochaine salle ou comment va réagir la princesse à notre dernière bêtise. C’est accessible, relaxant, mais jamais ennuyeux grâce à un rythme bien géré.

Mondealy est une petite perle qui mérite amplement votre attention si vous cherchez une histoire touchante et un univers dans lequel on aimerait littéralement déménager. Une très belle surprise indé.

J’aime

  • Une direction artistique en pixel art sublime et très expressive.

  • L’écriture des personnages, drôle et attachante.

  • La bande-son incroyable qui colle parfaitement à chaque ambiance.

  • Le côté « chill » et sans pression, parfait pour décompresser.

  • Les choix qui comptent vraiment et offrent une belle rejouabilité.

  • Techniquement impeccable sur console.

J’aime pas

  • L’aventure est un peu courte (on en voudrait plus !).

  • Quelques allers-retours qui peuvent être légèrement redondants.

  • Pas de traduction française officielle (niveau d’anglais correct requis).

Note finale : 17/20

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