Ça y est, je suis allé voir un des plus gros blockbusters attendus pour cette fin d’année avec SPIDER-MAN NO WAY HOME. Je veux, bien sûr, parler de MATRIX RESURRECTIONS avec Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss….mais sans Laurence Fishburne, et réalisé par Lana Wachowski.

ALORS JE VOUS PRÉVIENS D’ENTRÉE DE JEU : CA VA SPOILER DANS TOUT LES SENS !!!!!! Donc, si vous ne voulez pas vous faire spoiler, n’hésitez pas à changer d’article.

Il y a tant de choses à dire sur ce film alors on va commencer par le commencement. Matrix Resurrections est le 4ème volet de la saga cultissime MATRIX, démarrée il y a 18 ans avec déjà Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss et Laurence Fishburne dans les rôles principaux et réalisé par les Frères WACHOWSKI. Il se passe 60 ans après les événements de Matrix Révolutions où Néo avait fait l’ultime sacrifice pour sauver l’humanité. Vous devez donc logiquement vous poser la question « puisqu’il est mort dans le troisième volet, comment se fait-il qu’il soit là ? » Eh bien, tout simplement car « L’ARCHITECTE » est devenu l’ANALYSTE (joué par Neil Patrick Harris, le playboy de How I Met Your Mother) et il a l’ordre de recréer une Matrice. Mais il se rend vite compte que la Matrice ne « fonctionne » que si Néo et Trinity ne s’y croisent pas ou ne savent pas qui ils sont l’un pour l’autre. Si cela arrivait, tout serait remis en cause dans la Matrice. Thomas Anderson et Trinity sont donc enfermés dans leurs boucles temporelles respectives, lui en tant que concepteur de jeux vidéo, elle avec une famille, un mari et travaillant dans la mécanique moto.

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Via les crises d’hallucinations de Néo, Lana Wachowski nous replonge dans le premier film en abusant de l’effet ping-pong et de la sensation de déjà-vu. La scène d’introduction est un remake de la scène d’intro avec Trinity dans l’hôtel, mais à la sauce Thomas Anderson, le concepteur de jeux vidéo. Et il y aura cet effet de copier-coller tout au long de la première partie du film. Ce qui, pour moi, est clairement un abus, car à trop vouloir expliquer ce qui se passe, on en perd notre imaginaire.

Les Wachowski ne voulaient pas faire ce film, sauf que, d’après les différentes parties concernées, si les sœurs Wachowski ne le réalisaient pas, la Warner l’aurait fait sans elles et, du coup, seule Lana a accepté de le faire.

La narration du film est très bien faite, comme dans le premier film. Les passages entre le monde réel et la Matrice sont très justes. Le côté vieux un peu paumé par ce qui se passe est bien joué par Keanu Reeves et Carrie-Ann Moss (quand elle se réveille) et leur histoire d’amour commencé dans le premier volet se perpétue et se ressent bien dans cet épisode. Le fait que les humains et les machines arrivent à coexister ensemble est assez bien montré, même si cela aurait pu être mieux expliqué. Depuis quand y a t’il cette harmonie ? Comment est-elle arrivée ? A quel prix ? La réalisatrice se sert du film pour dénoncer les dérives du cinéma actuel qui ne permet plus aux gens de réfléchir et propose des films ultra corporate en fond vert avec un seul cahier des charges à remplir (un petit tacle à Disney ???) et du coup, elle bâcle toute la réalisation du film au profit du message qu’elle veut faire passer. Les scènes de baston sont hyper brouillonnes. La scène du train au Japon, on y comprend rien du tout. La scène de la Meute où tous les passants se transforment en « zombies numériques », on y voit rien et là aussi « trop c’est trop ». Le personnage hyper classe du Mérovingien est devenu un clodo qui ne fait que vociférer des banalités comme quoi « AVANT C’ÉTAIT MIEUX  » : on avait la classe, de la culture, on avait du vocabulaire, maintenant vous avez Facebook, et le nouveau monde, c’est de la mer**, mais je reviendrais ». Voilà, en gros, son message pendant la minute trente où il apparait. C’était un grand moment pathétique.

Je n’attendais pas grand chose de ce quatrième épisode, ou plutôt si. J’attendais de revoir Néo et Trinity au top de leur forme malgré leur vingt ans de plus. Je m’attendais à voir les fondations d’une nouvelle trilogie qui serait devenue une nouvelle référence (comme le Bullet Time). Malheureusement, il n’y a rien eu de tout ça. Certes, nos deux héros étaient en forme mais leurs équipiers n’avaient pas le charisme de l’ancienne équipe. Surtout le Morpheus 2.0 qui ressemble plus à une fashionista qu’à autre chose.

Malgré tout, RESURRECTIONS nous fait nous questionner justement sur cette époque où tout va vite, trop vite. Est-ce que nous avons vraiment le choix de nos actes et de nos pensées, de nos souvenirs et de nos vies passées, sur l’importance du moment présent ? Et pour tout ça, j’ai quand même aimé MATRIX RESURRECTIONS.

Publié par :stephane mathieu

Gamer et collectionneur de pièces geek en tout genre.

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