Il y a presque 2 ans sortait le jeu DEATH STRANDING de Hideo Kojima (le père des Metal Gear Solid et SIlent Hill) et il semblerait que le jeu ait été « coupé au montage », du coup Sony a décidé, comme pour Ghost Of Tsushima, de sortir une version DIRECTOR’S CUT du jeu. Ce qui au passage n’est pas vraiment du goût du créateur de Death Stranding. Et donc, c’est pour cela que l’on se retrouve aujourd’hui pour voir si la version Director’s cut apporte vraiment quelque chose en plus au titre.

Tout d’abord, je dois vous dire que j’ai testé le jeu sur la Playstation 5, pendant environ 25h et en français.

Allez, je vais commencer avec le scénario, qui est assez court mais pas très simple à comprendre. Vous êtes SAM « PORTER » BRIDGES, un porteur de colis qui effectue des livraisons à travers une Amérique dévastée après l’attaque de DEATH STRANDING. Cette Amérique est depuis un vaste champ de ruine où subsiste encore quelques villes qui sont coupées du reste de la civilisation et du pouvoir central de la capitale. C’est là que, avant sa mort, la Présidente avec qui vous avez, semble-t-il, des liens étroits, vous demande de reconnecter toutes ces populations au RÉSEAU CHIRAL afin que l’Amérique redevienne un vrai et grand pays.

Votre mission est donc de faire ce vous savez faire le mieux, livrer diverses ressources et objets afin de connecter tout le pays en partant de la côte est jusqu’à la côte ouest. Un peu comme l’ont fait les premiers pionniers avec le chemin de fer.

         

Bien sûr, cela ne sera pas aussi simple car tout le monde ne veut pas de cette reconnexion, y compris HIGGS et ses amis terroristes. Eux ne veulent que le chaos et se servent du DEATH STRANDING pour semer la mort et la désolation. A chaque fois qu’une personne est tuée par le death stranding, elle devient un ÉCHOUÉ. S’ils vous touchent, vous devenez l’un des leurs, sauf que vous, Sam Porter Bridges, vous possédez le DOOMS, une particularité qui vous permet de les combattre. Il y aura, bien sûr, des échoués plus fort que les autres, incarnés par des animaux marins. Vous devrez aussi faire face aux MULES qui sont des voleurs de marchandises, ils attaquent les porteurs afin de les dépouiller. L’avantage, c’est que vous pouvez les dépouiller aussi.

 

Personnellement, j’attendais beaucoup de la nouvelle génération de console et je dois dire qu’avec ce jeu, je ne suis absolument pas déçu tellement j’ai pris une claque visuelle. Vous avez le choix entre deux modes, la qualité et la performance. Les deux choix boostent  considérablement le rendu graphique. Les décors sont encore plus affinés, les expressions du visages plus visibles, les changements de terrain lorsqu’il pleut sont vraiment bluffants et grâce à la manette et ses retours haptiques, on sent encore plus quand on est dans la boue, attrapé par des Échoués ou sur un sol sec. Et ça fonctionne vraiment très bien niveau sensations. Pareil avec les véhicules, que vous soyez en moto ou en camion, vous ressentez bien les secousses dues au terrain. Par contre, les véhicules ne sont vraiment mais alors vraiment pas maniables du tout. 

                       

Les capacités de la PS5 donnent vraiment une plus-value aux cinématiques du jeu. Déjà que Kojima faisait de très jolies cinématiques, là, c’est vraiment du top niveau. On n’est pas loin du photoréalisme pour certains personnages. D’ailleurs, je me demande pourquoi certains persos sont plus détaillés que d’autres.

                   

                 

On va parler mode de livraison. Le plus souvent, vous ferez vos livraisons à pieds car beaucoup d’endroits sont inaccessible en véhicule. Du coup, il est très important de bien gérer le poids et la disposition de vos colis. Si vous en portez peu, ça ira, vous pourrez courir. Si vous en portez trop, vous irez plus lentement et vous devrez gérer votre équilibre pour ne pas tomber. Certaines livraisons peuvent se faire en moto ou camion. Là, il vous faudra faire attention à la charge de votre batterie. Si vous accélérez, la batterie se vide. Si vous traversez un cours d’eau, c’est pareil. Du coup, il vous faudra trouver un générateur pour recharger la batterie… vive les véhicules électriques hahahaha !!) Mais grâce aux matériaux que vous allez récupérer lors de vos voyages, vous pourrez construire plein de structures telles que des ponts, des boîtes de stockages, des tours de guets et, bien sûr… des générateurs.

Lors de vos livraisons, comme je vous le disais plus haut, vous serez attaqué par les Échoués. Pour leur échapper, c’est assez simple, il suffit de marteler la touche carré de votre manette. Ça, c’est pour ceux qui sont au sol. Les Échoués « volants », que vous pouvez voir quand il pleut, grâce au détecteur sur votre épaule gauche qui se déclenche à chaque danger, eux, vous les tuerez avec des grenades faites à base de votre sang qui contient du DOOMS. Pour les Mules, vu que ce sont des humains, rien de plus simple, il vous suffit d’infiltrer leurs campements et soit de les avoir en se faisant discret (#MetalGearSolid) soit en leur tombant dessus avec vos poings. Après, vous pourrez même piquer leurs camions et marchandises pour les redistribuer à leur destinataires. Ce qui vous fera des likes en plus.

Comme vous le savez, dans ce monde, tout fonctionne à l’appréciation et aux avis positifs. Dans le jeu, c’est pareil. Plus vous faites de missions annexes, plus vous avez de likes et plus votre étoile de compétences grandit. A chaque début de livraison, un cours briefing sera fait et vous pourrez alors vous équiper, recycler des matériaux pour faire des armes, des échelles et plein d’autres choses encore qui seront utiles pour votre périple. Et à la fin, un débriefing est fait, avec le temps, l’état de la marchandise, les kilomètres parcourus comptabilisés pour faire progresser votre étoile.

Un des gros attraits du jeu est l’esprit d’entraide. En effet, si vous placez une échelle, une corde, ou si vous construisez une structure, vous pouvez créer un panneau en indiquant ce que vous avez fait, et sur la carte des autres joueurs apparaitra ce que vous avez construit. Pour vous remercier, les joueurs vous enverront un like qui fera augmenter votre étoile de compétences. Et vous pourrez faire de même avec leurs structures. Vous pourrez aussi laisser des objets dans les casiers partagés pour que les autres joueurs disposent des objets dont vous n’avez plus besoin.

           

On va maintenant parler des fameux ajouts de cette version.

Le premier des ajouts sont les entraînements. Vous pourrez vous entraîner au maniements des armes diverses, comme les pistolets, les grenades, etc. Vous pourrez comparer vos résultats avec ceux des autres joueurs. Ce qui peut être assez sympa dans l’ensemble.

 

Après une dizaine d’heure de jeu, vos compagnons vous fourniront une aide précieuse qui est une sorte de robot bipède avec un plateau pour mettre vos colis et vous permettre de faire vos livraisons sereinement. C’est l’un des ajouts de ce Director’s Cut, et personnellement, je trouve que ça retire de son charme et de la difficulté au jeu, car comme vous le dira sa conceptrice, il faut qu’il « marche » sur une route bien « propre et lisse » sinon il se casse la figure.

Vous pourrez aussi revivre les combats contre les boss des Échoués lorsque vous serez dans votre chambre secrète. Et, là aussi, vous pourrez comparer vos résultats avec les autres joueurs. Là non plus, au niveau de l’histoire principale, ça n’apporte rien de plus.

Il y a aussi le fameux circuit de voiture du FRAGILE EXPRESS, et là, clairement, on s’éloigne de l’histoire. Certes, ça apporte un petit challenge par rapport, encore une fois, aux autre joueurs, mais rien à l’histoire principale.

En conclusion, je dirais que cette version DEATH STRANDING DIRECTOR’S CUT est plus une somme de rajouts pour un mode « multijoueur » ou « joueurs en ligne », plutôt que le fait que Kojima ait coupé un bout de l’histoire pour le rajouter dans une version « améliorée » quelque temps après. Car si l’on s’en tient à la définition, une version « Director’s cut » est la version originale du créateur où il a délibérément (ou pas) enlevé de la « matière  » car l’œuvre serait trop longue et/ou incompréhensible pour le public visé. Là, ce n’est clairement pas le cas. Sony a juste trouvé un terme vendeur de plus. Heureusement que la qualité graphique de la PS5 rattrape le tout et en fait un jeu magnifique.

Publié par :stephane mathieu

Gamer et collectionneur de pièces geek en tout genre.

Un commentaire sur “Test DEATH STRANDING DIRECTOR’S CUT

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