Bonjour les amis, je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ma lecture de Blood & Sugar, un roman un peu différent de ce que j’ai l’habitude de vous présenter et que j’ai lu en VO.

Résumé :

Londres, 1781. La canne à sucre a un prix : celui du sang.
LE thriller historique sur l’Angleterre esclavagiste du XVIIIe


Juin 1781. Un cadavre pendu se dessine au travers des brumes de la Tamise. Tad Archer, brillant avocat abolitionniste a été torturé et porte les marques de torture réservés aux esclaves rebelles.
Son plus vieil ami, le capitaine Harry Corsham se voit chargé par la sœur du défunt de trouver le coupable. Avant sa mort, Tad enquêtait sur un secret qui pouvait, selon lui, causer des dommages irréparables à l’industrie esclavagiste britannique.
Menaçant sa carrière de parlementaire, Harry Corsham reprend l’enquête pour comprendre qui a pu le mutiler ainsi. Il doit alors se confronter à la réalité brutale de la traite négrière : c’est sur le sanglant commerce du sucre que se font et se défont les fortunes. C’est sur lui que la ville et l’empire sont construits.

Laura Shepherd-Robinson signe un immense et addictif thriller sur l’Angleterre du XVIIIe siècle, tiraillée entre esclavagistes et abolitionnistes.

L’auteure, Laura Sheperd-Robinson, qui a travaillé pendant 20 ans en politique avant d’écrire ce livre

Mon avis :

Rien qu’en voyant la couverture, j’ai su que ce livre allait me plaire ! Il est assez différent de ce que j’ai l’habitude de lire (et de vous présenter ici), mais je suis une lectrice assez éclectique en fin de compte.

Dans ce roman, on suit l’investigation de Harry Corsham, un ancien soldat devenu politicien. Il enquête sur la disparition, puis le meurtre de son ancien meilleur ami, Tad Archer. La sœur de ce dernier est entrée en contact avec Harry pour qu’il retrouve son frère. En se lançant dans ses recherches, Harry va mettre au jour une sombre histoire d’esclavage, de meurtres sordides et de machinations au sein d’une ville portuaire de l’Angleterre du XVIIIe siècle.

J’ai été un peu surprise que le livre soit écrit à la 1e personne du singulier. Je n’ai pas l’habitude de lire des thrillers où c’est le cas. Mais une fois les premières pages et la surprise passées, j’ai vraiment aimé me retrouver dans la tête de Harry. C’est un personnage assez ambivalent dès le début. Il n’avait plus de contact avec Tad mais accepte d’enquêter sur ce qui lui est arrivé tout de suite. Il remuera même ciel et terre et mettra en péril son couple ainsi que ses ambitions politiques (il travaille pour le Bureau de la Guerre, un ancien ministère aujourd’hui disparu du Royaume-Uni) pour découvrir ce qu’il s’est vraiment passé. Il entre alors dans un univers sordide, où l’on n’hésite pas à monnayer les esclaves comme de vulgaires objets. Son ami Tad voulait tenter d’abolir l’esclavage en Angleterre (ce qui n’arrivera pas avant 1833 avec la Loi de l’abolition de l’esclavage). Il reste donc un long chemin à parcourir pour rendre leur liberté à ces femmes, hommes et enfants arrachés à leur pays puis enchaînés et emmenés au travail forcé…

Il y a de nombreux personnages dans ce livre et il est possible d’en trouver une présentation assez succincte et bien faite au début du roman. Cela aide pas mal à ne pas s’emmêler les pinceaux dans les noms. Il est possible de citer Scipio, ancien esclave devenu secrétaire du maire de Deptford, Nathaniel Grimshaw, un jeune homme dont le père travaillait sur un négrier et qui compte suivre ses traces, John Monday, un propriétaire de négriers peu commode, le docteur Brabazon, un chirurgien mystérieux ou encore Franck Drake, un capitaine de négrier antipathique. Aucun personnage n’est trop cliché et ils amènent tous un quelque chose à l’histoire à un moment ou à un autre.

Le sujet de l’esclavage me révolte et je trouve que dans ce roman, il est parfaitement bien amené. L’auteure maîtrise vraiment son sujet et a une intelligence d’écriture absolument évidente. Elle parvient en quelques phrases à nous faire sentir l’atmosphère lourde et poisseuse des rues de Deptford. On pourrait presque sentir l’odeur du sang et du sucre (d’où le titre) qui se déversent dans la Tamise.

En bref, une lecture puissante qui traite de sujets franchement durs (esclavage, meurtre, traite des Noirs…). Une écriture absolument maîtrisée et une couverture magnifique ont achevé de me convaincre. Un livre à lire absolument !

Note : 4.5 sur 5.
Publié par :Number 5

J'ai deux hobbies : lire des livres... et acheter des livres !

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